[SPORT] Gérer l’entraînement de son cheval

La bonne gestion de l’entraînement de son cheval est très important pour le maintenir en bonne santé, musclé et heureux. Que vous fassiez des concours de saut d’obstacle, du dressage, de l’endurance ou même du loisir, votre cheval a besoin d’une bonne musculature pour éviter les problèmes de santé. Dans cet article, nous vous donnons des astuces pour maintenir son cheval d’amateur (ou de club !!) en forme et bien entrainé!

Le logement de son cheval: un critère important!

On pense parfois à tort que confiner son cheval dans un box 20h/jour et le lâcher ou le travailler  quelques heures suffit à le maintenir protégé et en forme. Je ne partage pas cet avis, un cheval comme un sportif a besoin de se maintenir en activité pour entretenir sa musculature et donc se préserver des blessures. Un cheval qui peut librement se mouvoir dans son pré, marche et adopte une posture plus naturelle qu’un cheval confiné dans son box .

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Faire dormir son cheval la nuit au box et le sortir toute la journée au pré avec ses congénères est une formule vraiment adaptée je trouve pour nos chevaux ! Mettre des chevaux au pré ensemble n’est pas dangereux en soit, il faut le faire avec intelligence (par affinité) et de façon progressive. Il faut également que le pré soit suffisamment grand pour que les chevaux puissent s’échapper en cas de disputes. Enfin les premiers temps, déferrez des postérieurs tous les chevaux pour plus de sécurité.

En tant que cavalière amateur, je n’ai pas le temps de travailler mon cheval tous les jours. Le fait qu’il soit au pré la journée permet non seulement qu’il se dépense mais en plus qu’il se muscle en douceur. Ainsi la phase d’échauffement peut être réduite (par rapport à un cheval au box) et la récupération est plus facile (remise au pré après le travail). Cela permet de gagner un temps précieux pour moi ayant un travail très prenant à côté (comme beaucoup de cavaliers amateurs.. nous qui travaillons pour payer nos dépenses équestres!!)

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La santé d’abord

En effet, on ne parle jamais d’entrainement sans bonne santé donc prenez le pli impérativement de faire suivre votre équidé par des professionnels de la santé animale.

Voici un petit recap des visites annuelles :

  1. Vétérinaire: 1 fois/an minimum pour les vaccins et au moindre doute sur la santé de sa monture
  2. Ostéopathe: 1 fois par an minimum pour un bilan complet
  3. Dentiste: 1 fois/an à tous les 2 ans en fonction de votre cheval
  4. Vermifugation: au minimum 2 fois/an avec des vermifuges adaptés à la période de l’année (votre vétérinaire vous conseillera)

 

Objectif en fonction de son niveau et de celui de son cheval

« Rien ne sert de courir il faut partir à point ». Effectivement à cheval, il ne faut jamais mettre la charrue avant les bœufs et prendre son temps! L’idéal est de vous mettre des objectifs réalisables et adaptés à votre niveau et à celui de votre cheval. Vous les atteindrez facilement et sans pression ce qui vous donnera confiance en vous et votre monture.

Un objectif annuel est très important car il vous guidera tout au long de votre année d’entrainement.


« Et quand ça ne marche pas comme on le souhaite? »

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Il n’y a pas de honte ou de gêne à redescendre de niveau parce que l’on s’est fait peur ou que l’on se sent mieux sur plus petit. Je pense notamment au CSO, où le but est toujours de sauter plus haut, plus vite que son petit copain. Quel est l’intérêt d’engager GP 110 pour faire 12 points à chaque fois et sortir déçu de votre tour alors qu’en GP 1m vous seriez sans doute plus à l’aise … ? Il vaut mieux se déclasser plutôt qu’arrêter parce que l’on s’est fait peur ou mal. Il faut également écouter son cheval qui est un bon indicateur.

La préparation du cavalier

Et oui nous aussi il faut que l’on se prépare pour être à l’aise à cheval. Une activité sportive à côté de l’équitation comme le vélo, la natation ou le jogging peut vous aider à gagner en souffle et cardio mais également en souplesse!

La préparation mentale est aussi très importante. Un état d’esprit positif peut vous aider à déplacer des montagnes. Plus vous serez confiant plus votre cheval le ressentira et sera serein. Il ne faut pas oublier que nos chevaux sont des éponges et qu’ils captent toutes nos émotions: si nous sommes stressés et angoissés, ils le seront aussi!

Si vous êtes de nature très stressée ou angoissée, vous pouvez faire appel à un sophrologue ou un coach mental. Ils pourront vous aider à gérer vos émotions grâce à la respiration ou à d’autres techniques comme visualisation positive.

L’entrainement du cheval

Les étapes qui vont suivre sont mes habitudes de travail que j’ai apprises auprès de mon coach (Joachim Jacques) cavalier pro CSO, de divers intervenants lors de stages (Odile Van Doorn, Rodolphe Scherer…etc) et de professionnels de santé animale (vétérinaire, ostéopathe…). Elles sont adaptés à mon cheval (grand selle français d’1m70) et ne sont que des suggestions, en aucun la vérité absolue. Elles servent juste d’exemple.

Nous sommes ici pour partager nos expériences donc n’hésitez pas à laisser vos habitudes de travail en commentaire!

  • L’échauffement

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Avant tout travail vous le savez, un cheval a besoin de s’échauffer, comme nous. C’est une phase très importante pour son métabolisme et pour le préparer mentalement au travail. Elle doit durer entre 30 min et 45 min.

On commence généralement par échauffer son cheval au pas entre 5 et 10 min à chaque main. J’aime le faire rênes longues, avec un pas actif afin qu’il engage bien. Petit à petit je raccourci mes rênes pour le mobiliser : je lui bouge les hanches, fait des cercles, change de main, arrêt-pas…etc. J’ai un grand cheval un peu raide et l’échauffement est très important pour qu’il se sente bien pour travailler.

Ensuite, on commence au trot actif (enlevé), toujours rênes semi-longues, à chaque main. Toujours des cercles, des diagonales, des transitions…

Enfin, je termine mon échauffement par un galop actif mais cadencé, rêne semi-longues où je le laisse s’étirer et se mettre dans la position qu’il souhaite, je me mets aussi en suspension pour soulager son dos. Je continue mes cercles, mes transitions… je termine mon échauffement au galop assis en faisant des transitions dans l’allure c’est à dire sur le grand côté allongement du galop et sur le petit côté galop rassemblé. Je fais cela à chaque main. Rênes longues je laisse souffler quelques minutes.

  • La phase de travail

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Après l’échauffement, vous pouvez commencer à travailler à proprement parler: soit sauter si c’est une séance de saut soit travailler sur le plat. Si vous travaillez seul, donnez vous un objectif par séance (travailler sa reprise de dressage, travailler les transitions, travailler la variation des foulées sur des cavalettis…etc). Il est important de laisser votre cheval sur une note positive et de se contenter de peu. Je m’explique: s’il fait l’exercice correctement comme vous lui avez demandé, laissez le sur ça, ne lui demandez pas de le refaire encore et encore… le risque serait qu’il le fasse moins bien, du coup vous seriez obligé de recommencer à zéro…

Il est important de ne pas entraîner son cheval seul et de prendre des cours avec un coach au moins 1 fois tous les 15 jours, voir toutes les semaines. Cela permet de ne pas prendre de mauvaises habitudes et de vous donner des pistes de travail pour le reste de la semaine.

  • La récupération

Après le travail, il faut aider le cheval à éliminer les toxines qui se sont accumulées dans son corps pendant toute la séance. Un pas rênes longues est excellent mais vous pouvez aussi le faire avec un petit trot libre, rênes longues toujours. On peut considérer que la récupération est complète quand les fréquences cardiaques et respiratoires sont revenues à la normale (20 respirations/minutes et 60 battements cardiaques/minutes environ les constantes au repos étant 15 et 40). Plus simplement, lorsque votre cheval sèche et n’est plus essoufflé, c’est que c’est bon!

On peut également étirer ou masser son cheval en début et en fin de séance. A lire le tuto pour bien masser son cheval : Comment bien masser son cheval ?

 

Exemple de planning de travail hebdomadaire

Voici un exemple de planning hebdomadaire de travail qu’est le mien. Encore une fois, ceci est une suggestion et non une vérité absolue 😉 . Je rappelle que je suis cavalière amateur et que je pratique l’équitation pour le plaisir!


LUNDI: Repos au pré/paddock

MARDI: Séance de plat ou séance de saut chez le coach

MERCREDI: Repos au pré/paddock

JEUDI: Longe

VENDREDI: Jeux en liberté ou séance de plat

SAMEDI: Repos au pré/paddock

DIMANCHE: Concours ou Trotting en extérieur ou séance de plat


Vous remarquerez que j’alterne phase de repos et travail: logique! Il est important de ne pas surcharger votre cheval. Le moral est primordial, un cheval blasé par le travail est une chose qui ne devrait pas arriver! N’hésitez pas à jouer avec lui en liberté si vous le pouvez, à prendre du temps pour le chouchouter et le panser sans forcément le travailler derrière. N’hésitez pas à l’emmener en forêt, à la plage… pour le moral et le souffle il n’y a rien de mieux. Un cheval bien entraîné c’est aussi un cheval heureux et bien dans sa tête!

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J’espère vous avoir donné quelques pistes pour vous aider à travailler votre cheval, n’hésitez pas à partager vos idées en commentaire!


Besoin d’aide sur le terrain?

Dans le cadre de mon activité professionnelle Groom Free-lance, je peux vous aider et travailler votre cheval monté ou à pied. J’interviens dans les départements 85, 44, 49 et 79.

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Plus d’infos sur https://groomfreelance85.wordpress.com


 

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Encore un bel article, j’apprécie de plus en plus te lire ! (y)

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  2. Sympa ce petit article, personnellement je galope avant de trotter.

    Je fais pas bas et long, je commence à mobiliser, je fais 2 tours de galop à chaque main bas et long, j’arrête, je descends je dessangle d’un trou & je laisse le cheval souffler 5-10min. Je ressangle et remonte et travaille au trot, si j’ai besoin de travailler quelque chose dans une troisième phase, je fais à nouveau une pause avant de remonter.

    La première fois que j’ai fait ça devant mon coach il m’a dit « Ben ça y est t’as fini ta séance toi ?? » Alors que je préfère discuter avec lui en étant pied à terre que d’imposer mon poids sur le dos de mes chevaux pour discuter pendant 5-10min, arrêtée ou au pas rênes longues au risque qu’ils se blessent le dos s’ils ne se soutiennent pas.

    Aimé par 1 personne

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